Pour en savoir plus sur la campagne J'aime...

Telus
Programme d’inscription de Gai Écoute dans les agendas étudiants (formulaire)
Commandez-les!

-> Études/Bibliographie


Bien avant les accidents de la route, le suicide constitue la première cause de décès chez les jeunes québécois. Le Québec détient par ailleurs le taux de suicide le plus élevé parmi les dix provinces canadiennes. Pour les jeunes hommes de 20 à 24 ans, le taux de suicide est sept fois plus élevé que pour les jeunes femmes de même groupe d’âge [1].

Au cours des dernières années, plusieurs études conduites ailleurs dans le monde, particulièrement auprès de garçons homosexuels, ont mis en évidence qu’ils présentaient un risque de suicide beaucoup plus élevé que leurs pairs hétérosexuels.

Lien entre orientation sexuelle et suicide

Le cas des jeunes hommes d’orientation homosexuelle et bisexuelle représenteraient à eux seuls une portion significative, mais ignorée (du moins par la plupart des statistiques officielles) des jeunes suicidaires ou suicidés. Les données disponibles au Canada anglais et aux États-Unis notamment, ne manquent pas d’attirer l’attention et de susciter parfois la controverse sur l’ampleur de cette réalité (Muehrer, 1995). Néanmoins, il y a généralement consensus sur le besoin de mieux comprendre les facteurs pouvant expliquer la relation entre une orientation homosexuelle ou bisexuelle et une conduite suicidaire (Workshop on Suicide and Sexual Orientation, 1995).

Il faut par ailleurs noter que les seules études portant sur les suicides complétés chez des jeunes semblent peu en mesure d’établir l’ampleur du phénomène. Non seulement les certificats de décès et les proches sont généralement muets sur l’orientation homosexuelle/bisexuelle des jeunes suicidés, si tant est qu’elle fut connue ou révélée (Shaffer, 1995), mais les données disponibles post-mortem ne permettent guère d’éclairer les motifs véritables de ces suicides (les jeunes suicidés emportent souvent leurs secrets avec eux).

Il existe trois études majeures traitant de la question du suicide chez les jeunes hommes homosexuels ou bisexuels, ayant toutes utilisé de larges échantillons aléatoires ou probabilistes et comportant une comparaison avec des jeunes hommes hétérosexuels au profil sociodémographique similaire. Ces recherches semblent par conséquent les plus fiables.

L’étude de Bell et Weinberg

La première, celle de Bell et Weinberg (1978), rapporte un taux de 35 % de répondants homosexuels ayant tenté de se suicider; en comparant le groupe des hommes homosexuels avec les autres répondants, les auteurs estiment notamment que les jeunes hommes homosexuels sont, à l’âge de 20 ans, environ 13 fois plus susceptibles que les hommes d’orientation hétérosexuelle de commettre un acte suicidaire [2].

L’étude de Bagley et Tremblay

La seconde étude, une récente enquête canadienne conduite auprès de 750 jeunes hommes de toutes orientations sexuelles de la région de Calgary (Bagley et Tremblay, 1997) montre que les jeunes hommes gais et bisexuels comptent pour 62,5 % des jeunes hommes ayant tenté de se suicider, alors que la population d’orientation homosexuelle ou bisexuelle ne représente que 12,7 % du total de l’échantillon [3]. Les auteurs de l’étude en concluent que les jeunes hommes d’orientation homosexuelle ou bisexuelle de 18 à 27 ans (âge moyen : 22,7 ans) sont presque 14 fois plus à risque que les jeunes hommes d’orientation hétérosexuelle de tenter de se suicider. Cela confirme les résultats obtenus vingt ans auparavant par Bell et Weinberg.

L’étude Remafedi

Enfin, l’analyse faite par Gary Remafedi (1998) d’une étude conduite en 1987 auprès de 36 254 étudiants américains (inscrits de la septième à la douzième année du cours secondaire, ayant un âge moyen d’environ 15 ans) arrive à des résultats similaires : en dépit de leur nombre limité (202), les jeunes hommes de 13 à 18 ans qui se déclaraient ouvertement homosexuels ou bisexuels rapportaient sept fois plus souvent avoir fait des tentatives de suicide que les individus d’un groupe témoin composé de jeunes hommes hétérosexuels présentant le même profil sociodémographique [4]. En fait, 28 % des répondants homosexuels ou bisexuels de cette étude rapportaient avoir fait une tentative de suicide.

Autres recherches

Hormis les trois études dont nous venons de faire état, plusieurs autres recherches, portant cette fois sur des échantillons de population restreints (et non probabilistes), ont aussi exploré la question des idéations ou les tentatives de suicide chez les (jeunes) hommes homosexuels ou bisexuels, avec des résultats malgré tout assez similaires.

Une enquête du magazine gai québécois RG montre que 44 % des 125 répondants ont songé au suicide et que 26 % rapportent avoir déjà tenté de s’enlever la vie (Dorais et Berthiaume, 1998). Cela confirme une tendance déjà observée en Amérique du Nord. Dans leur étude sur le vécu d’hommes et de femmes homosexuels, Jay et Young (1977) révélaient que 40 % des hommes interrogés avaient attenté à leur vie ou y avaient sérieusement songé; ces auteurs indiquent aussi que 53 % de ces répondants croyaient précisément que leurs tentatives de suicide étaient liées de près à leur orientation sexuelle. Bell et Weinberg (1978), précédemment cités, font état d’une proportion similaire : 58 % de leurs répondants homosexuels sont persuadés qu’il y a un lien direct entre leurs tentatives de suicide et leur homosexualité.

Dans leur enquête auprès de jeunes hommes gais et bisexuels, Remafedi et al. (1991) indiquent que près du tiers des participants interrogés ayant mentionné avoir tenté de se suicider l’avaient fait l’année même où ils se s’étaient identifiés comme gais ou comme bisexuels; près de la moité avaient répété le geste par la suite [5]. Une enquête américaine menée auprès d’un groupe de psychiatres spécialisés auprès des adolescents révèle que 66 % de ces répondants croyaient que la conduite suicidaire chez les adolescents homosexuels était plus grave et souvent plus fatale [6]. On peut retrouver dans la littérature des nombreuses données qui tendent à confirmer ce constat [7].

Jeunes homosexuels et suicide

La majorité des tentatives de suicide chez les jeunes hommes qui vivent l’homosexualité surviendraient au cours de l’adolescence ou au tout début de la vie adulte, alors que ces garçons se trouvent isolés, sans groupe social d’appartenance, aux prises avec un rejet réel ou anticipé de la part des pairs, du milieu scolaire et du milieu familial, souvent confrontés de surcroît à une culpabilité et une homophobie intériorisées. Bell et Weinberg (1978) mettent en évidence le fait que plus un jeune homme découvre tôt ses attirances homosexuelles, plus il est désemparé et par conséquent à risque de suicide : selon leurs données, ceux qui sont âgés de 17 ans sont 16 fois plus à risque que les jeunes hommes hétérosexuels d’attenter à leurs jours, ceux de 20 ans, 13 fois plus et ceux de 25 ans, 6 fois plus.

D’après les quelques études disponibles qui tiennent compte de cette réalité, les jeunes d’orientation homosexuelle ou bisexuelle compteraient pour une portion significative de l’ensemble des jeunes qui tentent de se suicider [8] ou qui finalisent leur suicide [9]; de ce fait, le suicide pourrait constituer la première cause de décès chez les adolescents homosexuels ou bisexuels, devançant à ce titre le sida.

Forte pression sociale

Selon les recherches de Remafedi et autres (1991 et 1998) et de Bagley et autres (1997), le sentiment d’inadéquation (ou non-conformité) qu’ils éprouvent en ce qui concerne leur identité sexuelle ou leur identité de genre serait l’indicateur premier de tendances suicidaires chez les jeunes hommes. Cela transparaît dans le profil des jeunes hommes homosexuels ou bisexuels les plus suicidaires [10].

La forte pression sociale subie afin qu’ils se conforment au modèle hétérosexuel rend les jeunes hommes homosexuels ou bisexuels plus susceptibles de développer des problèmes psychologiques - dont la dépression - et d’avoir des comportements suicidaires [11]. Les jeunes hommes qui vivent ouvertement leur préférence homo/bisexuelle s’exposent en effet à la désapprobation de leur entourage, à la stigmatisation, au rejet et à l’isolement social, mais aussi à la violence verbale, physique ou sexuelle.

Pour amoindrir la souffrance éprouvée, plusieurs d’entre eux vont glisser vers la consommation abusive de drogues et d’alcool (Gibson, 1989). Selon les études de Remafedi (1985 et 1991), les jeunes hommes gais seraient plus nombreux que leurs homologues adultes à faire usage de drogues. Ils présenteraient d’autre part un risque plus grand de développer une dépendance [12]. La corrélation entre l’abus de drogue et l’idéation suicidaire a déjà été démontrée depuis plusieurs années. Mais le symptôme « alcoolisme » ou « toxicomanie » camoufle très souvent des problèmes inavoués ou inavouables...

Estime de soi et dépression

Le sentiment d’inadéquation personnelle ou sociale et la difficulté de s’accepter comme personne d’orientation homosexuelle ou bisexuelle peut contribuer à ce que le jeune entretienne une pauvre estime de lui-même. Dans une enquête menée au Québec auprès de 93 jeunes gais, bisexuels et lesbiennes, Otis, Ryan et Chouinard (1997) indiquent que 33 % des répondants jettent un regard négatif sur eux-mêmes ou croient qu’ils n’ont pas autant de valeur que les autres personnes.

D’autre part, les sentiments de rejet et d’isolement ainsi que les sentiments dépressifs caractérisent 50 % des répondants de cette étude, dont la majorité est masculine [13]. Comme la faible estime de soi et la dépression représentent des facteurs de prédisposition au suicide (Gibson, 1989), force est de constater le risque ici présent.

Les jeunes hommes d’orientation homosexuelle ou bisexuelle représentent donc un sous-groupe d’individus dont la vulnérabilité est accrue par le fait d’appartenir simultanément à trois catégories de personnes à haut risque suicidaire : celui des jeunes, celui des hommes et celui des personnes ayant un attrait pour des partenaires de même sexe. Si l’on considère que certains d’entre eux font partie de communautés culturelles ou de classes sociales défavorisées, et subissent de ce fait une stigmatisation de plus, on peut imaginer que la pression sociale ressentie face à à leur « différence » puisse les conduire tout droit vers de hauts risques de blessures ou de mort par suicide.

Difficile reconnaissance de la problématique

Quelle que soit la proportion exacte du phénomène chez les jeunes homosexuels ou bisexuels, comprendre plus finement les conditions et les processus qui mènent un certain nombre d’entre eux à songer au suicide ou à attenter à leur vie reste une démarche à faire, tellement pauvre est la recherche auprès de cette clientèle au Canada, et plus encore au Québec, où aucune recherche n’a jamais été conduite sur ce thème.

Car l’existence des réalités que nous venons de décrire est souvent méconnue, quand elle n’est pas ignorée, tant sur le plan social, professionnel, que scientifique. La nouveauté même de l’identification de liens possibles entre orientation homosexuelle et suicide donne lieu à d’âpres discussions parmi les méthodologues et les suicidologues : tous s’entendent néanmoins sur la nécessité de développer la recherche en ce domaine, ne serait-ce que pour en arriver à des résultats qui permettent de mieux cerner la problématique et ses conséquences réelles. En effet, pour l’ensemble du Canada, très peu d’études relèvent le phénomène nommément (hormis Bagley 1994; Otis, Ryan et Chouinard 1997). Dans l’ouvrage collectif Adolescents en danger de suicide [14] publié au Québec en 1995, aucune mention n’est faite de l’orientation homosexuelle ou bisexuelle comme motif possible de suicide à l’adolescence.

Quant à la stratégie québécoise d’action face au suicide, adoptée à la fin des années quatre-vingt dix, elle ne mentionne le problème qu’en annexe [15]. Seul le Groupe d’étude sur le suicide au Canada a abordé la question directement (1994); une analyse bibliographique de Santé Canada sur Les expériences des jeunes gais à l’ère du sida (1996) note en effet que les actes d’autodestruction toucheraient davantage la population des jeunes d’orientation homosexuelle.

Conclusion

En définitive, on peut supposer que le peu de soutien et de modèles positifs qu’ils rencontrent, leur sentiment de non-conformité sociale, la stigmatisation à laquelle ils font face, les difficultés familiales et scolaires reliées au dévoilement de leur orientation sexuelle et la non reconnaissance sociale de leurs désirs ou de leurs amours comme viables ou légitimes entraînent nombre de jeunes hommes homosexuels ou bisexuels à éprouver des problèmes angoissants, voire à songer à en finir (ce que n’aide pas l’épouvantail du sida que l’on dresse devant eux).

Une condition homosexuelle mal assumée, mal intégrée et non reconnue socialement multiplie vraisemblablement les risques quant à la santé physique (comme la recherche sur le sida tend à le montrer) mais aussi quant à la santé mentale.

Contribution de Gai Écoute

Ces phénomènes restent néanmoins à être explorés à partir du vécu même des jeunes suicidaires. Dans ce contexte, Gai Écoute demandait au professeur Michel Dorais de l’Université Laval d’effectuer une étude qualitative sur les mobiles des tentatives de suicide chez les jeunes hommes homosexuels ou bisexuels. L’étude, intitulée
Mort ou fif, a été publiée en octobre 2000 et a contribué à la reconnaissance de cette problématique. En 2005, Gai Écoute proposait une nouvelle approche en prévention du suicide chez les personnes homosexuelle, inspirée des réflexions et des recommandations d’un groupe de réflexion. Initié par Gai Écoute, ce groupe a rendu public un rapport intitulé L’urgence d’agir - La prévention du suicide chez les personnes homosexuelles.

Bbliographie

[1] Gouvernement du Québec, Conseil permanent de la jeunesse, Le point sur la délinquance et le suicide chez les jeunes, septembre 1995, p. 54.

[2] Bell, A., et Weinberg, M., Homosexualities: A study of diversity among men ans women, New York, Simon & Schuster, 1978.

[3] Cette proportion correspond assez à celle d’enquêtes où l’anonymat et la confidentialité étaient respectées. Lorsque l’une ou l’autre ne sont pas respectées, les pourcentages de personnes qui révèlent avoir des rapports homosexuels ou bisexuels sont sensiblement moindres. Voir à ce sujet : Kinsey, A. C., Sexual Behavior in the Human Male. Philadelphia, W.B. Saunder Company, 1948; Janus, S. S. et Janus, C. L., The Janus Report on Sexual Behavior, New Tork, John Wilwey & Sons, 1993; Laumann, E. O., et autres, The Sexual Organisation of Sexuality - Sexual Practices in the United States, Chicago, Chicago Un. Presss, 1994.

[4] Remafedi, Gary, et autres, «The Relationship between Suicide Risk and Sexual Orientation : Results of a Population-Based Study», American Journal of Public Health, janvier 1998, vol. 88, no. 1.; voir aussi The Advocate, «Youth at risk», octobre 1997, p. 15.

[5] Remafedi, G. et al., «Risk Factors for Attempted Suicide in Gay and Bisexual Youth», in Remafedi, G., Death by Denial, Boston, Alyson Publications, 1994, p. 128.

[6] Kourany, R., «Suicide Among Homosexual Adolescents» in Remafedi, G., Death by Denial, Boston, Alyson Publications Inc., 1994, p. 91.

[7] Tremblay, P. J., The Homosexuality Factors in the Youth Suicide Problem, présentation dans le cadre de la 6e conférence annuelle de l’Association canadienne pour la prévention du suicide, Banff, Alberta, octobre 1995, p. 2-3.

[8] Avicolli, T., «Coming out of the Dark Ages: Social workers told of special youth need», Philadelphia Gay News, May 1986; Remafedi, G., Male homosexuality: The adolescent’s perspective, Unpublished manuscript, Adolescent Healt Program, University of Minnesota, 1985; Roesler, T., and Deisher, R., «Youthful man Homosexuality», Journal of the American Medical Association, February 1972. p. 1018-1023; Los Angeles Suicide Prevention Center, Problems of suicide among lesbian and gay adolescents, Unpublished preliminary data, 1986.

[9] Gibson, P., «Gay Male and Lesbian Youth Suicide», in Remafedi, G., Death by Denial, Boston, Alyson Publications Inc., 1994, p. 15-16.

[10] Harry, J., «Parasuicide, Gender, and Gender Deviance», in Remafedi, G., Death by Denial, Boston, Alyson Publications Inc., 1994, p. 69-73.

[11] Remafedi, G., Male homosexuality: The Adolescent’s Perspective, Unpublished manuscript, Adolescent Health Program, University of Minnesota, 1985; Los Angeles Suicide Prevention Center, Problems of Suicide Among Lesbian and Gay Adolescents, Unpublished preliminary data, 1986; Larking Street Youth Center, Client statistics, San Francisco, 1982.

[12] Rofes, E., «I Thought People Like that Killed Themselves»: Lesbians, gay men and suicide, San Francisco, Grey Fox, 1983.

[13] Otis, J., Ryan, B., Chouinard, N., «Prévention du VIH. Impact du «Projet 10» sur le mieux-être sexuel de jeunes gais et bisexuels», Profil des jeunes à leur entrée au groupe de support du «Projet 10», Rapport préliminaire, Université du Québec à Montréal (département de sexologie), janvier 1997.

[14] Numéro thématique de la revue PRISME, automne 1995, vol. 5, no. 4.

[15] S’entraider pour la vie, ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, 1998.

 

 

Journée internationale contre l'homophobie - 17 mai


COMMANDITAIRES
 

Gouvernement du Québec Desjardins Telus Banque Nationale - Groupe financier

PARTENAIRES
 
Hôtel Travelodge Société de Développement Commercial du Village Arrondissement de Ville-Marie (Ville de Montréal) Centrale des syndicats du Québec Alliance de la Fonction publique du Canada Confédération des syndicats nationaux
Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec Syndicat de la fonction publique du Québec Syndicat canadien de la fonction publique Fédération autonome de l’enseignement Fugues XTRA!
Têtu Le Devoir Egale Canada PFLAG Canada Association canadienne pour l’avancement des femmes, du sport et de l’activité physique
PRIDE house.ca Équipe Montréal The 519 Church Street Community Centre International Lesbian, Gay, Bisexual, Trans and Intersex Association CAEO Québec SOS-Homophobie Pink Pages Roses
Vision Diversité Coalition des familles homoparentales Gai Écoute Coalition Multimondo Qmunity
Franco Queer GLBT Québec / Lutte à l’homophobie Conseil québécois des gais et lesbiennes Fondation de la tolérance International Gay and Lesbian Chamber of Commerce Réseau des lesbiennes du Québec Centre de recherche-action sur les relations raciales
Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse Chambre de commerce gaie du Québec Ordre des conseillers et conseillères d’orientation et des psychoéducateurs et psychoéducatrices du Québec Ordre professionnel des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec
Gai Écoute

© Copyright Gai Écoute / Fondation Émergence 2010. Tous droits réservés.

Le site Internet de Gai Écoute est une réalisation de Logiweb